Bowao tire des balles en caoutchouc sur Kolélas et Tsaty Mabiala

Bowao tire des balles en caoutchouc sur Kolélas et Tsaty Mabiala

Après les avoir défendu bec et ongles, l’ancien ministre congolais de la Défense, Zacharie Charles Bowao regrette la «mésintelligence historique » des opposants qui ont choisi de participer aux élections législatives et locales du 16 juillet prochain. Dans le viseur du professeur de Logique à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, les opposants Guy Brice Parfait Kolelas, leader du mouvement Union des démocrates humanistes Yuki et Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS).

«Je ne parle pas de l’opposition collaborationniste ou constitutionnelle qui s’est inclinée, par dépit ou par hypocrisie, devant le coup d’Etat anticonstitutionnel et le holdup présidentiel. Cette opposition-là se dit prête à participer à la mascarade électorale annoncée. En vérité, il s’agit d’une opposition du pouvoir. Devant l’insalubrité publique ambiante, le refus de mettre en place une Commission électorale véritablement indépendante et la guerre du Pool, la Fédération FROCAD-IDC-CJ3M, refuse l’organisation d’une élection qui ne sera ni libre, ni transparente, ni régulière », a lancé Zacharie Charles Bowao lors d’une conférence de presse à Brazzaville.

Guy-Brice Parfait Kolélas est le député de Kinkala, dans le Pool. Arrivé deuxième lors de la présidentielle de mars 2016, il ne compte pas pratiquer la politique de la chaise vide et veut garder son siège de la capitale départementale du Pool.

Même son de cloche du côté de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS).

«L’UPADS s’est éloignée de la logique du boycott que malheureusement certains de nos amis de l’opposition ont choisi au motif, entre autres, de la crise du Pool. L’UPADS doit reconquérir de manière démocratique et légale le pouvoir qu’il a perdu. Et nous ne pouvons pas atteindre cet objectif si nous sommes à l’écart de ce processus », a déclaré récemment le candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars dernier, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’UPADS à Brazzaville.

Nonobstant la caution de participation trop élevée (1.500.000 Fcfa pour les législatives et 500.000 Fcfa pour les locales), l’UPADS a pu présenter quarante-trois candidats aux élections législatives et quarante-sept listes aux locales, dans huit départements du pays.

On rappelle que l’unité de l’opposition congolaise a volé en éclats au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 par la Cour constitutionnelle.

La mort dans l’âme, une frange de l’opposition a vite fait de reconnaître la victoire électorale du président élu Denis Sassou Nguesso. L’autre frange continue de dénoncer «le hold-up électoral » et réclame un dialogue national inclusif afin de trouver un consensus qui apaiserait le climat de tension qui prévaut dans le pays, notamment dans le département du Pool (sud).

Germaine Mapanga