L'interpellation de l’opposant Okombi Salissa «s'est faite sans violence », selon la police

L'interpellation de l’opposant Okombi Salissa «s'est faite sans violence », selon la police

Dans un communiqué de presse, la police nationale confirme les faits indiquant notamment que l'interpellation de l’ancien ministre et député de Lékana, dans les Plateaux, André Okombi Salissa, « s'est faite sans violence et qu'elle s'inscrit dans le cadre d'une enquête flagrante dirigée contre lui, relative à l'atteinte à la sureté intérieure de l'Etat ».

Le même communiqué ajoute que « les actes accomplis sont conformes au code de procédure pénale et que l'intéressé sera présenté devant les instances de jugement conformément à la réglementation en vigueur ».

Depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016, l’opposant André Okombi Salissa, candidat malheureux à ce scrutin, vivait dans la clandestinité à Brazzaville. Son éclipse brutale et inattendue de la scène politique congolaise nourrissait, après cette échéance électorale, des conversations dans le pays.

Plusieurs sources affirmaient qu’il serait sorti du territoire national.

Okombi Salissa a été arrêté par les services de sécurité aux premières heures, mardi 10 janvier, dans la périphérie nord de Brazzaville. Il est incarcéré dans les locaux de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

M. Okombi est aussi député et bénéficie à ce titre d'une immunité parlementaire. Immunité dont le procureur avait demandé la levée fin décembre. Mais les députés avaient refusé de la voter.

Germaine Mapanga