RDC : Le pouvoir a très peur du rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi, selon Félix Tshisekedi

RDC : Le pouvoir a très peur du rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi, selon Félix Tshisekedi

Le président du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, Félix Tshisekedi a déclaré sur France 24, que «Le pouvoir a très peur du rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi. Ils se sont dit dans la tête que le peuple va profiter de l’occasion pour mettre fin au régime » Kabila.

Selon lui, c’est le gouvernement qui tarde à signer le communiqué conjoint relatif aux funérailles du Sphinx de Limete alors que l’initiative de réunir les représentants du parti et de la famille en vue d’un compromis est venue de lui.

Le fait que le gouvernement refuse d’apposer sa signature au bas dudit document laisserait entrevoir dans son chef un manque de volonté de s’impliquer réellement dans l’organisation des obsèques, se convainc Félix Tshisekedi.

«Le gouvernement est totalement absent dans ce processus. Nous sommes à bout de patience », a-t-il précisé.

Face à ce qu’il considère comme une manœuvre dilatoire tendant à empêcher l’arrivée dans les meilleurs délais du corps d’Etienne Tshisekedi, il met cependant un bémol en disant que la priorité de l’UDPS pour l’heure, est de rendre un hommage mérité au « lider maximo » et pas faire autre chose.

Mais en cas d’obstination du pouvoir à remettre toujours aux jours meilleurs l’enterrement d’Etienne Tshisekedi, il n’exclut pas l’idée de contourner l’impasse. Et d’indiquer que l’UDPS pourrait passer outre les avis du gouvernement quant à ce, étant entendu que le lieu de sépulture, en l’occurrence, le domaine familiale à la Nsele est déjà connu.

«Nous sommes déterminés à ramener le corps », a-t-il martelé.

L’opposant historique s’est éteint à Bruxelles le 1er février 2017, à l’âge de 84 ans. Mais son corps n’a toujours pas été rapatrié en RDC.

En attendant, le sphinx de Limeté se repose à Ixelles, un quartier populaire de la capitale belge, au numéro 30 d’une rue grise bordée de maisons de briques rouges et d’arbres sans feuilles.

Quelques policiers montent la garde sous l’enseigne lumineuse qui clignote dans l’obscurité. On y lit le nom du lieu : Poussière d’étoiles.

Germaine Mapanga