Congo - Crise financière : Clément Mouamba optimiste devant la presse, sur la relance de l’économie nationale

Congo - Crise financière : Clément Mouamba optimiste devant la presse, sur la relance de l’économie nationale

Un exercice entre la pédagogie économique et financière et la vulgarisation des mécanismes qui les sous-tendent, face aux médias le 10 octobre à Brazzaville, Clément Mouamba a esquissé les pistes pouvant générer des ressources hors pétrole dont le prix est en baisse sur marché mondial.

Le Congo dispose d’autres possibilités de mobilisation des recettes, notamment le recours aux ressources de proximité telles les recettes douanières et fiscales.    

On s’est rendu compte que des niches de ressources existent dans les secteurs comme la forêt, le foncier, etc. Si l’on demandait par exemple à chaque Congolais de faire un titre foncier pour sa parcelle à des taux réduits..., cela nous apportera beaucoup d’argent », a-t-il estimé.

L’objectif est de faire du pétrole une ressource d’appoint en levant des ressources dans d’autres secteurs de l’économie nationale. « Le Congo a des problèmes, le pays est debout et sait où il va », a lancé le Premier ministre.

S’agissant des discussions entre le FMI et le Congo, il a fait savoir que le but de la récente mission du Fonds était de discuter sur la gouvernance et la dette nationale. Au terme des échanges qui ont duré du 25 septembre au 4 octobre, la mission technique du FMI a évalué la dette publique du Congo à 5329 milliards francs CFA, soit 110% du PIB.

« Au niveau de l’État, toutes les informations dont le FMI avait besoin lui ont été transmises. Je ne peux pas parler d’échec parce que nous sommes au début d’un processus. Le Congo ne peut pas seul retrouver ses équilibres macroéconomiques. Nous avons besoin du FMI pour sortir le pays de la situation actuelle. L’appui du Fonds permettra d’apporter la confiance aux investisseurs », a expliqué Clément Mouamba.

Le FMI devrait aider le Congo à améliorer le niveau de ses recettes et à maîtriser ses dépenses publiques, tout en évitant de contracter d'autres dettes. Les deux parties seront appelées à conclure un programme triennal au cours duquel le Congo ferait parfois face à des contraintes, des choix difficiles mais tout en préservant ses acquis sociaux.

Bertrand BOUKAKA