Le Congo veut séduire les investisseurs étrangers

Le Congo veut séduire les investisseurs étrangers

Pour attirer de nouveaux investissements étrangers et faire face à la crise qui essore le pays, le Congo-Brazzaville,  qui manque cruellement de liquidités en ce moment,  s'est lancé dans l'implantation de Zones économiques spéciales. Les entreprises y bénéficieront d'avantages fiscaux. L'objectif du pays est d'opérer son industrialisation afin de devenir une économie à revenu moyen semi-industrialisée d'ici 2025.

L’intérêt des investisseurs pour le Congo continue de progresser, le pays étant perçu comme un marché à fort potentiel de croissance, susceptible d'offrir des opportunités de retour sur investissement très intéressantes.

Le marketing économique est bien ciblé.

Le Congo-Brazzaville offre aux investisseurs étrangers une stabilité politique, une transparence des règles commerciales ou encore un meilleur climat des affaires.

Depuis sa réélection en mars 2016, le président Denis Sassou Nguesso, 73 ans, a montré un talent certain pour attirer sur lui les projecteurs et renforcer son image d'homme déterminé à gagner la guerre contre le chômage et la pauvreté qui étranglent les jeunes congolais.

Désormais, et surtout d'après les analystes, il pourrait être l'homme de la situation. Car les perspectives pour le pays sont très favorables pour les prochaines années.

L’implantation de la Zone économique spéciale de Pointe-Noire sera officiellement lancée lors du sommet Chine-Afrique de 2018. Il y aura un port minéralier multifonctions qui aura à peu près 5 kilomètres carrés. Il y aura aussi toute une partie consacrée au parc industriel, d’emblée tout ce qui touche la pétrochimie, les produits manufacturés, tout ce qui est produit alimentaire, les services et le tourisme.

Selon le gouvernement congolais, cette Zone va concentrer plusieurs activités devant apporter pas moins de 70 000 emplois directs et indirects.

On rappelle que le Congo-Brazzaville est resté longtemps dépendant du pétrole.

Pour amortir le choc de la crise pétrolière, la création imminente de quatre Zones économiques spéciales au Congo-Brazzaville va apporter des emplois grâce à l'entreprenariat, et cet entreprenariat peut amener à une production massive des produits manufacturés allant jusqu'à la croissance et cette croissance peut créer des revenus, surtout une fiscalité favorable, non seulement pour les entreprises, mais aussi pour le budget de l'Etat.

Germaine Mapanga