Congo – Économie : L'électricité, un atout essentiel pour le développement de la zone économique spéciale de Ouesso

Congo – Économie : L'électricité, un atout essentiel pour le développement de la zone économique spéciale de Ouesso

S'inscrivant dans le cadre du maillage du pays par un boulevard énergétique, l'inauguration de la centrale hydroélectrique de Liouesso offre de belles perspectives pour l'essor de la zone économique spéciale de Ouesso.

Le projet d’érection de la zone économique spéciale de Ouesso, en sus de celles de Pointe-Noire, Brazzaville et Oyo-Ollombo, fera indéniablement de la Sangha, un véritable pôle économique qui offrira des opportunités d’affaires dans les secteurs encore en veilleuse, comme l’agroalimentaire, l’agropastoral et les services.

L'électricité désormais disponible va permettre la mise en chantier de nombreux projets qui attendaient une source d'énergie fiable. Elle permet au département de la Sangha de disposer d’une quantité suffisante d’énergie pour l’alimentation des unités de production.

Le département de la Sangha est le troisième pôle économique du Congo, après Pointe-Noire et Brazzaville. Il présente d’énormes potentialités économiques et regorge de nombreuses ressources naturelles.

Dans les zones rurales, on cultive le café, le cacao, le palmier à huile, etc. Sa faune, riche en biodiversité et sa flore font de ce département un lieu tout indiqué pour l’écotourisme.

Une partie importante de sa superficie abrite les deux plus grands parcs nationaux : Noabalé-Ndoki (à cheval entre la Sangha et la Likouala) et Odzala Kokoua (à cheval entre la Sangha et la Cuvette Ouest).

Ces deux parcs hébergent des primates comme les gorilles, chimpanzés ; de gros mammifères comme les éléphants ainsi que d’autres espèces animales.

La forêt de la Sangha occupe une superficie de 5.800.000 hectares, dont 3.195.200 hectares en exploitation par les sociétés forestières. L’exploitation du bois est en plein essor. Elle est l’œuvre des sociétés forestières comme CIB-OLAM, IFO, SIFCO et SEFYD.

Le département de la Sangha est arrosé par quatre cours d’eau, la Sangha, la Ngoko, l’Ivindo et la Mambili presque navigables toute l'année. Un atout pour les échanges.

Le sol de la Sangha est très fertile et de façon permanente. Sa pluviométrie abondante facilite le développement rapide des plantes. On y cultive le cacao précisément dans les localités de Sembé, Ngbala et Pikounda.

La production de l’huile de palme occupe, elle aussi, une place de choix dans la Sangha. Une huile de bonne qualité, reconnue comme telle, est produite dans les palmeraies de Mokéko sur les cendres de la société Sangha Palm, dont les activités sont reprises par la Société Eco-Oïl Congo Energy.

Aux qualités agricoles du sol s’ajoutent celles liées à la qualité argileuse propices à la fabrication artisanale et mécanique de la brique cuite.

Le sous-sol de la Sangha regorge des minerais précieux. L’or par exemple est exploité à Yangadou (Souanké), Pounga et Elogo de manière artisanale. Le diamant, le fer et d’autres poly-métaux sont exploités autour des localités de Souanké, Mokéko et Bomassa.

La politique d’aménagement du territoire national, dite «municipalisation accélérée», dont la Sangha a bénéficié en 2015, fait de ce département un espace moderne doté d’infrastructures de qualité pour l’éclosion d’un secteur privé dynamique.

La Sangha est déjà désenclavée grâce au bitumage de la route Owando-Makoua-Ouesso. Cette route favorise la mobilité des facteurs de production. Avec les routes reliant la Sangha au Cameroun, le département connaîtra un essor économique exceptionnel.

Dans le même cadre, l’aéroport de Ouesso, construit aux normes des chaussées aéronautiques à l’Airbus 330-200, constituera un atout majeur pour le transport aérien des biens et des personnes.

Bertrand BOUKAKA / Source, min ZES