Zones économiques spéciales : Le ministre Alain Akouala Atipault confiant devant les députés

Zones économiques spéciales : Le ministre Alain Akouala Atipault confiant devant les députés

Le ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault a sensibilisé les députés sur les enjeux porteurs des Zones économiques spéciales, le 13 avril à Brazzaville. Celles-ci a t-il dit, « sont un bassin d'emplois et de création de richesse.

La Zone économique spéciale est un espace géographique délimité et retenu comme une zone de développement prioritaire. Dans cet espace, les investisseurs titulaires d’un agrément bénéficient d’un régime spécial d’échanges fiscalo-douaniers ainsi que d’un accès au guichet unique pour toutes les formalités.

L’État congolais a retenu quatre zones spéciales (Zes) notamment : Ouesso, Oyo-Ollombo, Brazzaville et Pointe-Noire.

Les indications chiffrées mises à la disposition des députés par le ministre Akouala Atipault indiquent que  les quatre Zes vont servir d’épicentre pour l’éclosion de l’économie congolaise, en plus d'être des viviers d’emplois pour les jeunes congolais, dès leur mise en service.

Alain Akouala Atipault a esquissé le tableau perspectif de chaque zone, édifiant davantage les députés sur leur bien-fondé et la nécessite de voter les lois y relatives.

La Zone économique spéciale de Ouesso vaste de 73.520 hectares, l’État et ses partenaires l'ont identifiée pour les activités industrielles de transformation du bois en sillage et à terme, la production des meubles et les constructions immobilières.

Dans cette zone, il est aussi retenu en deuxième phase, le développement de la culture du café, du cacao et la création de l’agro-industrie pour la transformation desdits produits.

La troisième phase consiste à y appuyer l’essor de la filière palmier à huile.

À l’horizon 2025, on pourrait comptabiliser 350 millions de dollars en ce qui concerne son impact au PIB.

La Zes Oyo-Ollombo a une superficie de 760.378 hectares. Elle va générer plus de 120.000 emplois d'ici à 2032.

Les activités industrielles retenues sont entre autres,  la production des cultures alimentaires, l’élevage du bétail, la transformation des produits agricoles, la pisciculture, les services commerciaux, le tourisme, la recherche et les services financiers.

« Tout cela nécessite de réorienter notre système d’enseignement général, technique, professionnel et universitaire », a précisé le ministre Alain Akouala Atipault.

Le coût d’investissement de la première phase de construction de la zone économique spéciale d'Oyo-Ollombo est estimé à 234 millions de dollars US. L’impact sur la création de la richesse nationale est d’environ 1.528 millions de dollars US à l’horizon 2032.

La Zes de Brazzaville couvrira une superficie de 164.100 hectares.

La première phase est centrée sur la dynamisation de la culture du palmier à huile, le développement de l’horticulture,  la production de carreaux et de matériaux de construction, la logistique, le transport et le stockage.

La deuxième phase se focalise sur les énergies renouvelables et les services financiers.

En terme d’emplois, cette zone comptabilisera 21.000 emplois à l’horizon 2025 et 41.000 à l’horizon 2031.

Le coût des investissements initiaux est de 234 milliards de francs CFA répartis sur une période de quatre ans.

L’impact sur la création de la richesse nationale est de 720 millions de dollars à l’horizon 2021.   

Enfin, la Zes de Pointe-Noire couvre 3.594 hectares soit 36 kilomètres carrés. Elle induira environ 28.330 emplois directs et un potentiel PIB à générer d’environ 1,116 millions de dollars US d’ici à l’an 2022.

Le ministre Akouala Atipault et les partenaires chinois sur la ZES de Pointe-Noire

Cette zone propose plusieurs activités: le raffinage des produits du pétrole, les produits chimiques, les métaux, l’industrie alimentaire et des boissons, les minéraux non métalliques, le bois, le papier et leurs produits dérivés, les produits en plastiques, l’imprimerie et les éditions, l’installation et la réparation des machines, le tourisme, la recherche et les services financiers.

Bertrand BOUKAKA