L’insécurité dans le Pool, véritable goulot d’étranglement pour le CFCO

L’insécurité dans le Pool, véritable goulot d’étranglement pour le CFCO

Des rails et un pont ont été dynamités à Mindouli dans le département du Pool. Les usagers se plaignent de l’absence du train CFCO, tandis que les agents du chemin de fer n’ont plus été payés depuis des mois.

Le CFCO qui relie sur 515 km le port maritime de Pointe-Noire à Brazzaville, est considéré comme «la colonne vertébrale de l'économie congolaise ».

Un arrêt prolongé du trafic ferroviaire à de lourdes conséquences sur l'économie.

D'ailleurs, ses effets ne vont pas tarder à se faire remarquer dans la capitale, même si la route nouvellement construite entre les deux principales villes du pays permet de surmonter les carences du CFCO.

Nombreux dénoncent la cherté de la vie due à l’absence du train qui transportait toutes sortes de produits agricoles, vendus très moins chers à Brazzaville (manioc, arachide, haricot, foufou, piment…).

Les habitants du Pool espèrent que la fin des incidents dans leur département mettrait un terme à leurs souffrances.

L’insécurité dans le Pool est créée par les Ninjas Nsiloulou du pasteur Frédéric Bitsamou qui se livrent à des braquages sur les populations. Les assaillants Ninjas récupèrent auprès des usagers de l'argent, des vivres, des appareils divers comme les téléphones cellulaires et autres objets de valeurs.

Cette recrudescence des actes de banditisme empêchent la libre circulation des biens et des marchandises dans le département, provoquant ainsi une pénurie alimentaire que les populations ont du mal à supporter. Un manque à gagner pour le CFCO et toute l'économie nationale.

Germaine Mapanga