Madagascar Culture : Caylah utilise le slam comme thérapie

Madagascar Culture : Caylah utilise le slam comme thérapie

La musique adoucit les mœurs, dit le dicton. Avec Caylah, chanteuse malgache de 22 ans, elle est aussi une thérapie.

À travers son concept, la slamothérapie, la jeune chanteuse apporte les soins à ses patients ou mieux, ses patientes : les mères précoces.

Une fois par semaine, elle anime un atelier de slam dans une association pour jeunes mères afin de les encourager à garder la tête haute dans un pays plein de préjugés.

Ce n'est pas parce que je suis une femme qu'on va me piétiner clame t-elle.

Artiste engagée, elle ne connaît pas la langue de bois. Dans ses textes, les politiciens, les effets néfastes de la mondialisation, mais aussi la violence conjugale sont pointés du doigt.

« J’ai un texte qui parle d’une femme qui se fait battre au sein d’un foyer. Le message que je voudrais faire passer, c’est que ce n’est pas parce que je suis une femme et qu’on dit entre guillemets en malgache « fanaka malemy » objet mou, que tu vas me piétiner, que tu vas me tabasser », dit la chanteuse.

Touchée par le virus du slam à 16 ans, Caylah est une voix féministe qui monte. Il y a quelques mois, elle a fait le buzz sur Internet en postant “Madagascar”, son premier clip, très acide envers le gouvernement.

Arrielle KAMBISSY